Le trike solaire de Pascal

Introduction

Nous voulions faire un grand voyage à vélo pour marquer le passage à la retraite, avec Blandine, mon épouse. Le problème était de passer les montagnes, ce qui nous plaît mais ne correspondait pas vraiment à nos capacités… D’où l’idée de voyager en vélo électrique mais cela représentait beaucoup de contraintes de recharge et de limitation de bivouac. La découverte de la Sun Trip m’a fait penser qu’une solution solaire était peut-être possible. La rencontre avec Christophe Bayard (par son site Ve-Tech) qui nous a conseillé, vendu le matériel et préparé les connexions à distance nous a permis de franchir le pas vers le vélo solaire.
Nous avons parcouru environ 17.000 km en vélo solaire ces 5 dernières années dont un voyage de 6 mois en Bulgarie aller-retour. L’an dernier j’ai changé de vélo en adoptant un trike Azub. C’est ce vélo qui est présenté ici.

Description technique

Le vélo

Le vélo de Pascal est un trike AZUB Tricon 26 acheté d’occasion. Il était déjà motorisé avec un moteur pédalier.

La motorisation

Moteur pédalier Bafang BBS02 500 W en 48V. Il est contrôlé par un display simple avec 9 niveaux d’assistance. J’ai paramétré les niveaux d’assistance de façon très progressive pour favoriser l’économie d’énergie consommée.

La batterie

Batterie 48 V de 900 Wh.

L’équipement solaire ou la remorque solaire

Deux panneaux solaires 130 Wc et 50 Wc (avec des cellules Sunpower Maxeon 3). Chaque panneau est relié à son propre régulateur solaire Boost 400 W MPPT avec affichage LED. La structure porteuse est en bois : lattes de sommier collées. Elle est fixée sur le cadre avec des colliers de pot d’échappement et des pièces en acier soudées de ma conception (merci à mon voisin Jean-Claude qui était soudeur!).

Les panneaux sont fixés sur un cadre en aluminium à l’aide de double face mousse. Ce cadre est fixé sur un tube alu (40 mm de diamètre). Les panneaux sont inclinables même en roulant. Le blocage est assuré par une fixation de selle et un morceau de jante de roue 16 pouces.

Retour d’expérience

Dès le début, notre objectif était d’aller où on veut, sans se soucier de vitesse mais avec un bon confort et donc un certain poids. Nous souhaitions également une bonne autonomie, sans viser l’autonomie totale. Mon premier vélo solaire était un vélo couché, lynx Optima et nous avions chacun une remorque Bob yak avec un panneau de 120 Wc. Cet objectif a été atteint avec des étapes de 50 à 60 km par jour et une sobriété dans l’assistance. En juin ou juillet avec des étapes pas trop vallonnées, nous n’avions pas besoin de charger les vélos sur secteur.

L’an dernier, j’étais quasiment toujours autonome en énergie avec mon trike et pouvait donner quelques Wh à Blandine à l’aide d’un câble entre les deux vélos pendant nos longues poses le midi. Nous avons fait un voyage de 3000 km environ, assez montagneux (Redon – GrindeWald et Gimselpass en Suisse – Chamonix – Bourg d’Oisans – traversée du Vercors puis du massif central- Redon).
Au niveau du confort, le trike apporte une très nette amélioration. Le vélo couché deux roues demande un contrôle surtout dans un col que l’on monte lentement pour économiser l’énergie. Il y a deux ans, j’ai fait quelques chutes à vitesse lente et sans gravité mais ça reste désagréable !
C’est de la fatigue nerveuse qui disparaît avec le trike, je n’envisage pas un retour au vélo deux roues pour le voyage…
Les motorisations sont suffisantes pour notre façon de voyager, c’est davantage l’énergie solaire qui limite. Nous avons passé des côtes avec des pentes jusqu’à 20 %…

Points positifs

Confort et tranquillité pour le trike.
Peu de problèmes techniques (nous avons tout de même changé un régulateur solaire MPPT suite à des pannes sur le modèle ELEJOY).
La structure en bois est stable et solide.

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